Le Japon

Jour 1
(vendredi 27 octobre)
Paris - Narita - Tokyo - Kyoto

Départ de l'aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle le 26 octobre 2006 à 13h15. Le vol s'effectue avec Air France, on a eu une certaine hésitation à prendre cette compagnie... Nous avions été déçu lors de notre dernier voyage pour la Martinique. Le vol n'avait pas été à la hauteur, hôtesses pas très très souriantes, seulement deux films à l'allée et un unique film au retour et ce, pour un vol de 10h tout de même !!! Donc grosse rétiscence au moment de choisir la compagnie. On aurait pu choisir All Nippon Airways ce qui nous aurait plongé un peu plus vite dans le monde japonais, mais risquer d'avoir X films en VO pour 12h de vol, cela aurait été un peu dur... Une raison supplémentaire a fait pencher la balance pour Air France, en effet, nous devons rallier Kyoto après l'attérissage à Narita et Air France nous fait attérir tôt le matin... ainsi... on aurait toute une journée pour... ... se perdre !!! ;o)

Après 11h30 d'un vol super sympathique qui remonte Air France dans notre estime, nous voilà arrivés à l'aéroport de Narita, près de Tokyo. Il est 7h25 du mat' et nous sommes le 27 octobre, on vient de se prendre 6h de décallage horaire... La journée va être longue pour ne pas avoir dormi dans l'avion... Mais nous sommes au Japon, cool !! ;o) La récupération des bagages s'effectue sans aucun problème (contrairement à notre voyage en Thaïlande où votre Bouchon adoré n'a pas vu ses bagages pendant les 3 premiers jours)... Et là, l'inquiétude que l'on avait en France nous gagne, il nous faut rejoindre Kyoto et réussir à passer ces 4 étapes :

Puce  Récupération des titres JR Pass
Puce  Trouver le quai du Narita Express pour Tokyo
Puce  Trouver le quai du bon Shinkansen pour Kyoto dans l'immense gare de Tokyo
Puce  Trouver notre toute première chambre à Kyoto

Ca va pas être une partie gagnée d'avance !!! ;o)

Bon, à notre grande surprise, tout se déroule pas mal et même plutôt très bien... un tout petit hic toutefois, ce fut de trouver le comptoir pour effectuer l'échange de nos bons JR Pass achetés en France. Ha oui, il faut savoir que le JR Pass est exclusivement réservé aux toursites étrangers. Il n'est pas possible de se le procurer sur le sol japonais. Vous pouvez trouver sur le site du Japan Rail Pass les différents lieux où l'on peut se procurer le bon d'échange enfin... pour faire court... il n'existe pour la France qu'un seul et unique point de vente et il se trouve chez JAL PARIS placé au 4, rue Ventadour... ... à Paris Ier.

JR Pass

Le JR Pass est plus que valable si vous décidez de bouger sur le sol nippon. Le JR Pass se prend pour X période(s) d'une semaine :

Durée Adulte Enfant
7 jours ¥28.300 ¥14.150
14 jours ¥45.100 ¥22.550
21 jours ¥57.700 ¥28.850

Le JR Pass en poche, cela va nous permettre de circuler sur l'ensemble du territoire japonais enfin disons que dans un premier temps, il nous permettra simplement de rejoindre Kyoto. Avec le JR Pass, il suffit de se diriger vers les portiques (genre métro parisien) et en choisissant la file ayant un contrôleur, c'est à dire la file se trouvant soit complètement à droite, soit complètement à gauche, il ne reste qu'à montrer le JR Pass pour s'entendre répondre Dozõ (je vous en pris)...et hop nous voilà sur les quais. Les contrôleurs ne vérifient pas vraiment les JR Pass, ils savent qu'ils ne sont distribués qu'aux étrangers et dès lors qu'ils voient la couleur brillante du JR Pass, hop, un signe de la main accompagné d'un Dozõ nous indique de passer.

Ce qui est assez étonnant, c'est que l'on ne s'est jamais fait contrôlé dans les trains, ne serait-ce qu'une seule fois durant tout notre séjour. Il y a bien des contrôleurs qui passent dans chaque wagon mais en aucun cas, ils ne se sont arrétés pour nous contrôler. Nous n'avons pas réussi à comprendre le pourquoi ?? Le passage des portiques en fraude est relativement délicat mais pour autant... Une ambiance de règlement, de conduite à tenir plane dans l'air... "Conduit toi bien et t'auras pas de problèmes" serait une expression en vogue sur le sol japonais.

Pour sa simplicité, son coût, il est clair que le JR Pass est à prendre pour toute visite du Japon qui ne se résume pas à une seule ville. Pour vous donner une p'tite idée, le fait de prendre 1 aller-retour Tokyo-Kyoto et 1 aller-retour Tokyo-Aéroport Narita, cela dépasse déjà le prix d'un JR Pass - 1 semaine!! Si si !! ;o)

Un billet aller-retour Tokyo-Kyoto coûte environ ¥25.400. Un billet Tokyo-Aéroport de Narita coûte environ ¥3.000 (avec le Narita Express). Rien que pour ces deux achats, on s'en sort avec ¥28.400... et donc plus que le prix du JR Pass pour 1 semaine !! Comme nous tenons à visiter quelques villes en partance de Tokyo et de Kyoto, il nous parait plus qu'évident de l'intérêt qu'offre le JR Pass même pour 2 semaines !!

Pour vous faire une idée de la somme engagée pour les différents déplacements en train, il y a le site HIPERDIA-timetable qui permet de connaître les horaires des trains et en plus le prix des billets. Après avoir spécifié deux trois déplacements... vous passerez par le JR Pass, c'est sûr !! ;o)

Ticket Narita Express

Nous voilà donc avec notre JR Pass tout argenté en poche (ci-dessus à gauche). Avec l'obtention d'un JR Pass, un aller pour Tokyo sur le Narita Express est compris dans le forfait. A droite, mon premier billet magnétique japonais... Wouhaouh !!

Le Narita Express nous permet de rejoindre la gare de Tokyo en 1h au lieu de 1h30 avec le train Airport Narita.

En ce qui concerne le repérage dans les couloirs, il n'y a rien de sorcier. Nous sommes peut être avantagés du fait que nous utilisons quotidiennement les transports parisiens (métro, RER, bus). Tout est très bien indiqué, depuis la France, nous avions une crainte de passer du temps pour transcrire les Kanji (50.000 symboles), les Hiragana ou les Katagana (alphabets syllabaires de 48 symboles chacun) pour trouver notre chemin. Il n'en est rien, toutes les inscriptions sont doublées voir même tripplées. Une représentation en symboles Kanji, suivi d'une représentation en symboles Hiragana (c'est le premier alphabet que les écoliers nippons apprennent à l'école) et enfin suit une représentation en Romanji (caractères occidentaux). Dans les transports des villes importantes, une transcription est même faite en anglais. Non non il n'y a aucune raison d'avoir peur de se perdre dans les transports au Japon... ... enfin au premier regard de la carte du métro de Tokyo, on pourrait penser le contraire :

Carte du metro de Tokyo
(cliquez sur la carte pour l'agrandir)

L'avantage de ce mic-mac des lignes à Tokyo, contrairement à Paris par exemple, c'est que nous ne sommes pas obligés constamment de revenir au centre de la ville pour changer de ligne et repartir en direction inverse. Les lignes sont suffisemment "dans tous les sens" pour joindre la station que l'on souhaite sans revenir au centre de Tokyo. La ligne JR Ymanote Line (en pointillé gris) fait une boucle complète de Tokyo en reliant les points névralgiques de la capitale, cette ligne est extrêmement rapide et très pratique. On pourra le constater au cours des jours passés à Tokyo.

Le Narita Express n'est pas dur à trouver depuis le Terminal 1 de l'aéroport, il suffit de suivre les indications "Tokyo"... Une fois sur le quai, il règne une drôle d'ambiance, on réalise peut être seulement maintenant que l'on se trouve vraiment au Japon... Cool. Notre train approche... Hop hop on monte dans la voiture, on trouve nos places. Go Tokyo Now !!!

Le paysage au cours de ce trajet est identique à ceux que l'on a pu feuilleter dans nos différents mangas ou vu sur les films d'animation.

Il n'y a aucune raison d'avoir peur de se tromper dès lors que l'on sait lire l'anglais ;o)... Chaque wagon présente un écran désignant les différentes gares à venir et bien entendu le prochain arrêt, toutes les annonces sont faites en japonais et en anglais par écrit et oralement...

La gare de Tokyo est immense mais là encore le Japon offre une grande facilité de déplacement. Tout est bien indiqué et ce en japonais comme en anglais.

Avant notre départ, nous avions imprimé les tables d'horaire de la ligne JR Tokaido reliant Kyoto à Tokyo. On les a trouvées sur le site du Central Japan Railway Company, dans la rubrique Timetable. Le site met à jour les horaires tous les deux mois, sympathique pour un quelconque voyage touristique. Avec les horaires en poche, nous pouvions aisément planifier nos journées de transition entre Tokyo et Kyoto. En fait, il y a une telle fréquence de trains qu'il n'est pas nécessaire de prévoir une plage horaire trop grande pour prendre son train. Pour faire la comparaison avec la France, c'est plus un traffic RER qu'un traffic TGV, si jamais vous venez de louper votre train, il ne s'écoulera pas trop de temps avant le prochain, surtout si vous ciblé des villes importantes comme Tokyo ou Kyoto. Il existe plusieurs type de train :

Le JR 200 est un vieux train des années 80, encore en service sur les lignes Tohoku et Joetsu.

Le type JR 300 est le plus commun des Shinkansen sur la ligne Tokaïdo, la ligne reliant Tokyo à Kyoto. Ce type de train se rencontre sur les lignes HIKARI ou KODAMA. La ligne KODAMA est en fait une ligne omnibus et mettra 3h40 pour rejoindre Kyoto depuis Tokyo contre 2h45 pour les lignes HIKARI.

Le JR 500 était il y a peu le train le plus rapide sur le sol japonais. Il a été remplacé par le JR 700.

Le dernier né de la gamme Shinkansen, le JR 700 qui est affecté aux lignes de type NOZOMI, ligne extrêmement rapide mais très peu omnibus et malheureusement interdite pour les JR Pass.

Le voyage se passe super bien. Les trains Shinkansen sont extras. Lorsque je dis extras, c'est en tout point, tant sur leur propreté, sur leur ponctualité que sur leur espace offert aux voyageurs. Un seul point négatif peut être et encore c'est subjectif... les Shinkansen sont un peu tristouille par leur sobriété.

Propreté : Tout est nickel à bord, on pourra le constater tout au long de notre séjour, le Japon est un pays extrêmement propre. Les trains Shinkansen ne font pas exception à la règle. A chaque terminus, une armada de femmes en rose montent dans chaque wagon pour le nettoyer à fond, changer les appuis-tête, nettoyer le sol, les sièges, vider les poubelles... Et... et... retourner l'ensemble des sièges de la rame !!!! Si si, au Japon, vous ne voyagerez jamais dans un Shinkansen en sens inverse de la circulation. Tout simplement impressionnant. Le JR300 propose trois rangées de sièges d'un côté et deux rangées de sièges de l'autre... Chaque rangée pivote sur elle-même grace à une pédale afin d'offrir aux voyageurs le même sens de voyage quelque soit le trajet... Ils sont fort ces japonais !! ;o)

Ponctualité : Il faut savoir que les trains Shinkansen ont cumulés au cours de l'année précédente un total astronomique de 2 minutes de retard !! Donc ne soyez pas en retard pour prendre votre train car lui, ne vous attendra pas !! ;o)

Espace : Il y a vraiment de la place dans ces Shinkansen. Pour notre part, nous avons pris place dans un JR300 et nous avons pu nous assoire et mettre nos gros sacs entre nos jambes et le dossier du siège de devant.

Et hop !! Nous voilà à Kyoto !!


Arrivé à la gare de Kyoto, nous nous sommes arrêtés dans un restaurant rapide genre... "Mc Do" japonais mais en nettement meilleur. Première véritable confrontation avec un japonais pour lui demander un quelque chose pour nous... Le konnichiwa (bonjour) de rigueur, ça on maîtrise bien. Heureusement que le gars à la caisse nous tend un menu imagé, car nous ne connaissons absolument rien en dégustation culinaire japonais... Nous nous arrêtons sur une soupe de nouilles avec boulettes de poulet et un bol de riz avec poulet pané. On nous invite à nous assoire et 3 minutes plus tard, on nous apporte notre commande... Là encore nous sortons notre science de la langue nippone : arigatõ gozaimas(u) (merci beaucoup).

Excellentes, la soupe et le poulet sont véritablement excellents. Ca commence bien ;o). Tout en mangeant, nous regardons les autres clients arrivés pour prendre leurs commandes et là une machine se dévoile à nous, une machine que nous avions totalement occulté lors de notre arrivée (photo de gauche). En fait cette machine permet au client de passer leur commande en choisissant leur menu via un bouton, de payer et... d'attendre leurs plats au comptoir ??!?! Etonnant, sans doute une machine permettant à chacun de ne pas adresser la parole au caissier.


Après cette petite pause, nous nous remettons en route afin de trouver notre gîte pour l'ensemble de notre séjour à Kyoto : le Crossroads. Nous avons trouvé ce gîte sur internet lors de nos différentes recherches. Le Lonely Planet y fait référence aussi et stipule une certaine difficulté à le trouver... ... Ca n'a pas manqué, on a du tourner de nombreuses fois dans les p'tites rues à l'ouest de la gare pour trouver la maison de Mme Sashiko Mori. Au bout d'un moment, ne trouvant toujours pas la maison, mais sachant très bien qu'elle devait être là la bougresse, quelque part, cachée, arrrrgh!! Bon, on a purement et simplement changé de sens de recherche, au lieu de tourner toujours autour du pâté de maison par la gauche, on à commencer à tourner par la droite... Et bien est-ce à cause de la fatigue ou pas, mais on a tout de suite trouvé l'entrée du Crossroads.

Nous sommes très bien reçu par Mme Sashiko Mori, elle parle un bon anglais et nous montre le premier étage où sont logés les invités. En fait, son chez-elle présente 3 chambres à l'étage, le rez-de-chaussé lui étant consacré. Elle nous a réservé la plus grande chambre, la chambre Sakura, surement parce que nous resterons chez elle les 7 prochaines nuits. Notre chambre est spacieuse, elle présente les deux futons au sol, deux petites tables et une penderie, bref superbe, authentique, nipponesque! Au bout du couloir, la douche et deux toilettes séparés, un pour les dames et un autre pour les messieurs.

Nous voilà installé, le temps de soufler un instant, de se repoudrer le nez car cela fait maintenant près de 27 heures que l'on n'a pas fermé les noeils.

Nous retournons à la gare centrale de Kyoto afin de manger un petit quelque chose avant de se retourner au Crossroads et enfin fermer les noeils pour une petite nuit réparatrice de cette longue... longue... longue journée ;o).

Aujourd'hui  -  Demain
Bouchon&Capsule - © 2007-2018