Le Japon

Jour 3
(dimanche 29 octobre)
Ginkakuji - Honen-in - Nanzenji

Encore une bonne nuit passée sur ces futons, on pourrait croire que l'on dort mal dessus mais il faut vraiment les essayer pour se convaincre du contraire. J'émettrai un tout petit bémol sur les futons, c'est qu'ils sont un peu trop... collés au sol ;o) et le matin lorsqu'on a encore la crotte au coin de l'oeil, bah j'ai un peu de mal à me mettre debout d'aussi bas!! ;o)

Sur le chemin de la gare principale, et oui on y retourne, mais cette fois-ci pour aller à l'office de tourisme afin de se procurer des billets à la journée et emprunter le réseau de bus qui, entre parenthèses, dessère très très bien l'ensemble de la ville. Bref je disais que sur le chemin de la gare, on s'arrête prendre un p'tit café dans un Starbuck Coffee afin de finir notre réveil. Les japonais semblent bien aimer la mode occidentale, ils sont nombreux à venir dans des cafés pour grignoter ou boire un p'tit quelque chose.

A l'office du tourisme, qui se trouve à l'intérieur même de la gare, on peut obtenir tout un tas de renseignements bien utiles pour les visites aux alentours de Kyoto. C'est ici que l'on peut obtenir les pass d'une journée (ou deux) permettant l'utilisation de l'ensemble du réseau de transport de la ville et exclusivement de la ville (bus, métro et train). Personnellement, nous avons opté pour le pass d'une journée à 500¥ (3.10€) donnant accès à l'ensemble du réseau de bus. Les temples sont disséminés tout autour de la ville et le réseau de métro n'offrant pas une désserte suffisante, ce pass nous permet de prendre le bus qui lui, sillonne la ville en tout sens. Ce qui est interressant avec ce pass, c'est que l'on peut en acheter plusieurs et les utiliser uniquement le jour où l'on en a besoin, en effet, il se déclenche au moment de la première utilisation et ce pour toute la journée.

Nous avons pris la carte du réseau de bus de la ville qui s'avèrera fort utile lors de notre séjour à Kyoto pour tous nos déplacements. La "Kyoto City Bus Sightseeing Map" présente clairement tous les sites de la villes (temples et portes) et par conséquent toutes les lignes de bus les desservant.

Après avoir regardé la carte et identifié la ligne 100 comme étant la plus appropriée pour aller visiter le temple Ginkakuji à l'est de la ville... hop hop hop : direction la gare routière !! On aura pas un chemin trop long à faire puisque'elle se trouve juste sur le parvis de la gare... à 12 mètres max.

Ca y est, notre bus arrive. Au Japon, on rentre dans le bus par l'arrière et contrairement aux habitudes en France, on n'insère aucun ticket en entrant, c'est uniquement à la sortie. C'est un peu comme le métro, on paie en fonction de la distance parcourue. Juste à côté du chauffeur, est positionnée une machine, une "caisse" dans laquelle au moment de sortir, soit on jette la somme adéquate dans la caisse qui vérifie en un temps record la justesse de la somme, soit on insère le pass sur lequel la somme sera instantanément soustrait. Dans notre cas, on insère pour la première fois notre pass... et le voilà gravé à l'arrière de la date d'aujourd'hui et la somme de 210¥ (1.40€) est automatiquement retirée. Il est un peu moins évident de se repérer dans le bus, en effet contrairement au métro aucune signalétique informe le cheminement du bus, seule la voix du chauffeur annonce la station prochaine et là... huum, pas facile facile de le comprendre c'te chauffeur!! ;o) En effet, tous les chauffeurs de bus ont un masque contre la pollution (pas évidente somme toute à sentir), ils n'articulent vraiment pas beaucoup ce qui donne un timbre de voix très atténué et pour réussir à comprendre l'arrêt que l'on attend... bah c'est pas facile!!

Le temple Ginkakuji ou "Pavillon d'Argent" a été érigé en 1473 pour servir de villa au shogun Ashikaga Yoshimasa, qui désirait le couvrir de feuilles d'argent, souhait non réalisé. A la mort du shogun, la villa devient temple en son honneur. En fait, le temple était plus important que ce qu'il n'est aujourd'hui, en effet, au milieu de 16ème siècle, un incendie a presque tout ravagé et seul le "Pavillon d'Argent" (à gauche) ainsi que la plus ancienne maison du thé du Japon restèrent intacts.

Le "Pavillon d'Argent" est entouré d'un jardin zen. Après avoir acheté le billet d'entrée (ci-contre à gauche) et juste après l'entrée, nous pouvons voir travailler un jardinier s'appliquant avec une grande rigueur à tracer des lignes parallèles dans un sable légèrement humidifié. Un peu plus loin, une étendue de sable blanc symbolise un lac et excentré, un cône tronqué toujours de ce même sable blanc gise là impeccablement formé. Ce cône a été créé pour (parait-il) réfléchir sur le "Pavillon d'Argent" les reflets de la lune.

Le jardin zen grimpe légèrement sur le flan d'une colline et présente des points de vue fabuleux sur le "Pavillon d'Argent" et sur la ville de Kyoto. La forêt, sous laquelle s'étend des parterres de mousses dans lesquelles on souhaiterait se jeter est tout bonnement sublîme.

Il y a beaucoup de monde au Ginkakuji, il faut savoir que les japonais aiment à visiter leurs monuments, leurs temples et comme le stipulent nos guides : "Si l'on a une agoraphobie aigüe, il est bon d'éviter les temples importants!!" :o)

En ressortant du temple, on prend le temps de flâner dans les échoppes qui bordent la rue principale. Certaines échoppes proposent des dégustations gratuites de friandises accompagnées d'une tasse de thé vert (si si gratuitement, c'est possible) et j'ai eu du mal à déloger Capsule qui a absolument tout goûté.

Nous décidons de rejoindre notre prochaine destination en suivant le Tetsugaku no michi (sentier des philosophes). Le sentier dallé, suit un petit cours d'eau bordé d'arbres... et on continu la zenitude! ;o)

Le sentier longe toute une série de temples discrets, sobres où il y a très peu de monde. On se retrouve dans le temple Honen-in, un petit temple très calme, très boisé... charmant et reposant... plusieurs dépendances charmantes elles aussi, un petit plan d'eau avec toujours des carpes de couleur... Zen!!


De retour sur le sentier des philosophes, on s'arrête dans... enfin, on pensait s'arrêter dans un petit restaurant qui s'avère n'être qu'un petit salon de thé... bon tant pis, on va grignoter un p'tit quelque chose avec un thé. La carte est entièrement en japonais... aïe... bon on se fit aux jolis petits dessins à l'aquarelle... Et on choisit une assiette de warabi mochi, unique assiette présentant un aliment consistant... 5 minutes plus tard, une serveuse bien souriante nous apporte notre commande... Ha ??? Le warabi mochi se compose en faite de 6 morceaux cubique d'une matière gélatineuse blanchâtre (pâte de soja ?? pâte de riz ??) saupoudrés d'une poudre beige (???)... ... ... ... et bien voilà, c'est aujourd'hui, oui oui, en ce jour du 29 octobre que j'ai trouvé LE truc japonais que je déteste... et en regardant la tête que fait Capsule, je peux allègrement affirmer que nous sommes deux à ne pas du tout aimer ce warabi mochi mais alors pas du tout !! On a hésiter à jeter les morceaux par la fenêtre ouverte à côté de notre place ;o). Berk !! C'est le seul plat que nous n'avons pas aimé et ce durant l'ensemble de notre périple nippon. (rien qu'en écrivant ces quelques lignes, le goût me revient en bouche et... berk!!) mais quelle tranche de rigolade on s'est fait avec Capsule...


Après cette succulente pause gastronomique ;o), nous voilà de nouveau sur le sentier des philosophes. Nous arrivons maintenant au temple Nanzen-ji (voir le billet d'entrée). Construit en 1264 pour servir de villa à l'empereur Kameyama, puis transformé en temple dès 1293, le Nanzen-ji est l'un des principaux lieux saints de Kyoto, mais aussi le centre de la secte zen Rinsai. Le temple présente plusieurs parties, bien entendu, des jardins somptueux comme le jardin du Höjö (ci-dessous, en-dessous des panneaux peints) mais aussi tout un dédale de pièces présentant diverses peintures sur les panneaux coulissants. Parmis ces peintures, l'une d'entre-elle, sans doute la plus connu et elle vaut vraiment le détour, présente deux tigres qui s'abreuvent dans une forêt de bambous.



Le temple est vraiment de toute beauté. On prend le temps de fleimarder dans les p'tits jardins alentours mais aussi tout simplement assis sous la coursive en laissant notre regard parcourir les vagues que dessinent les graviers tout autour d'un ilot de mousse et de pierres... reposant... La lumière d'un soleil couchant nous apèse encore un peu plus... Les couleurs sont chaudes, le bois sous cette lumière est magique.

De retour dans la grouillante Shijo-dori, dori voulant dire rue, on se ballade encore une fois le long de la rivière Kamo-gawa. Tout en remontant vers le nord, on sillonne les petites rues aux alentours de la rivière. On traverse la gallerie couverte de Sanjö-dori où de nombreux magasins et restaurants s'y trouvent... On y trouve notamment des figurines de Ranma 1/2 et de Dragon Ball Z, et cela ravi Capsule !! ;o)

On redescent vers le quartier de Gion, sur la rive Est de la rivière... On a repéré dans notre guide un p'tit restaurant très réputé dans Kyoto. Ce restaurant ne fait qu'une seule chose : les Gyozas. Le restaurant qui se nomme le Senmonten, se trouve sur la Shinbashi-dori, il n'est pas aisé de le trouver et la seule indication que l'on a, est qu'il présente une porte d'entrée métallique... ?? huum ??, un peu mince comme indice... On interpelle un japonais du quartier, marchand de plantes en tout genre, et très gentiement il nous indique avec précision le chemin du restaurant... Une fois arrivé, le restaurant ne présente pas beaucoup de place, deux petites tables dans le fond avec une banquette, un long comptoir où s'affaire 2 employés dans la préparation des Gyozas, le patron, qui nous accueille, et le cuisto qui s'occupe exclusivement de la cuisson des Gyozas. On s'installe au comptoir afin de pouvoir regarder les différentes étapes de fabrications des Gyozas. La commande est des plus rapides puisqu'il n'y a que des... ... ... Gyozas au menu ;o). Une commande se passe par lot de 10 Gyozas, et hop 2 lots de commandés pour nous. Pendant la cuisson de nos Gyozas, on s'attarde à regarder les 2 préparateurs dans le maniement de la pâte en forme de petit disque dans lequel ils déposent une petite quantité de farce et hop quelques pincements des bouts des doigts et le Gyoza est réalisé !! Pas plus de 5 secondes par Gyoza, quelle dextérité !! On nous sert nos Gyozas tout en nous expliquant avec beaucoups de sourires et de gentillesse la sauce qu'il est bon d'employer avec... ... UN DELICE !!! Ce restau n'a pas usurpé sa réputation !!! Nous reprenons une commande de 10 Gyozas pour la peine !! ;o))

On reprends le bus pour regagner le Crossroads. On a pris pour habitude de passer dans une p'tite supérette à côté, pour acheter nos bouteilles d'eau et quelques curiosités que peuvent présenter les sucreries japonaises, histoire de voir, de sentir, de gouter un peu plus ce que les japonais font.

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