Le Japon

Jour 4
(lundi 30 octobre)
Château de Himeji

Aujourd'hui, nous allons utiliser nos JR Pass, en effet, nous allons voir LE château du Japon qu'il faut absolument visiter : Himeji-jö... Enfin c'est ce que disent les guides...

Grâce à notre table des horaires (cf Jour 1 : Horaire JR Tokaido), nous nous pressons pas pour rejoindre la gare principale, notre train est à 10h21 et notre trajet ne durera pas plus d'une heure. Bon, nous voilà avec un peu d'avance à la gare, on va pouvoir se prendre un p'tit dej'. Les japonais aiment à prendre quelques habitudes occidentales, de nombreuses chaînes de café sont présentes sur le sol nippon, comme les "Starbucks Coffee" ou les "Mister Donut". Bon bein ce n'est pas trop nippon mais on va s'installer à une p'tite table et prendre un café et un donut !! ;o)

Notre Hikari Shinkansen est à l'heure, comme d'habitude d'ailleurs. Le trajet passe vite, nous sommes tous yeux grands ouvert pour ne rien louper, il y a une somme de petits détails à première vue anodins mais une fois recueillis, nous ravis, nous surprennent et/ou nous font sourire. C'est comme le contrôleur ou l'hotesse qui travaillent sur le Shinkansen, c'est très furtif mais cela m'impressionne énormément, à chaque fois qu'ils entrent ou sortent d'un wagon, ils se tournent vers l'intérieur du wagon face aux personnes et effectuent un salut réglementaire en se penchant. En regardant l'hotesse déhambuler dans le couloir, cela m'a frappé, les japonais sont excessivement rigide sur la place de chacun dans la société et on ressent bien la place du client et la place de la personne qui doit le servir. Un passager interpelle l'hotesse par un vague geste de la main, indique ce qu'il veut et règle la somme sans vraiment lui prêter un regard ni même un sourire de remerciement contrairement à l'hotesse qui ne cesse d'acquiesser en s'inclinant avec un sourire.

Nous voilà arrivé à Himeji. Le château est à environ 700 mètres tout au bout de la rue principale qui part de la gare, la Ötemae-döri... Pas dur à trouver somme toute.

En direction du chteau, nous croisons une jeune mère avec son bambin sur un vélo, excellent la position du bambin ;o).

Avant la visite du château, nous allons acheter nos billets à l'entrée du jardin Köko-en (ci-contre à droite, un billet recto/verso). Il faut savoir qu'en achetant le billet directement à cet endroit, un billet donnant droit aux deux visites château ET jardins, on économise 180 ¥... c'est déjà ça... Et comme on souhaitait visiter les jardins... Bah cela fait d'une pierre deux coups à moindre frais ;o).

La porte principale se dessine devant nous là, juste de l'autre côté du carrefour. Une fois passé la porte, un gigantesque parc s'offre à nos yeux. Au loin, au-dessus des cîmes des arbres, on peut voir le château, on comprend mieux pourquoi on le surnomme Shirasagi, "l'aigrette blanche" en hommage à sa fière silhouette blanche.

Plus on s'approche du château et plus il nous semble imposant. L'accès au château s'effectue en empruntant des dédales de chemins étroits et en passant de nombreuses portes, un peu comme si on montait un col de montagne avec ces routes en lasset. Les parois sont parsemées de meurtrières, les portes de séparation (à chaque virage) sont massives et hérissées de pointes métalliques. Quoi qu'il en soit, le félon qui souhaitait détroner le seigneur en lieu et place, fallait qui soit sacrément motivé pour vouloir prendre d'assaut cette fortification.

Après avoir fait une ascenssion d'une quinzaine de mètres, une petite esplanade s'étend devant nous... Et là deux japonais en costumes traditionnels de l'époque accueillent les visiteurs et se prêtent au jeu des photos.

Là, au pied du donjon, deux visites s'offrent nous, une visite des remparts du château et une visite du donjon lui-même. Nous décidons de commencer par les remparts. Des poches plastiques permettent aux visiteurs d'oter et transporter leurs chaussures pendant la visite des remparts. Les remparts sont d'une splendeur... splendide ;o). Tout en se promenant sur les parquets superbement entretenus, on commence à réaliser la dure vie que devaient mener les samouraïs et les simples soldats à cette époque : une vie dévouée à son seigneur, une vie dans des conditions plus que rude. De nombreuses coursives étroites qui donne sur de petites pièces où les soldats trouvaient un moment de répis. Tous les 10 mètres, une trappe au sol permettait d'y déverser de l'eau ou de l'huile bouillante sur les assaillants qui essayaient de grimper le rempart... Un quartier entier des remparts était réservé aux femmes, c'est là que l'on a pu voir une représentation de la vie des femmes à cette époque. Deux japonaises jouent au jeu de mémoire avec des coquillages sur un sol de tatami.

Le château fut construit en 1580 par Toyotomi Hideyoshi puis agrandi quelque 30 ans plus tard par Ikeda Terumasa. Dans les siècles qui suivirent, le château fut la demeure successive de 48 seigneurs.

A la fin de la visite du rempart, nous remettons nos chaussures et déposons nos sacs plastiques dans le bac prévu cet effet... et là, on a failli ne pas les voir, mais deux grand-mères japonaises étaient afférées au fond de la pièce à... ... ... replier les sacs plastiques !! Afin de les rapporter à l'entrée de la visite pour les prochaines visites. Et effectivement, maintenant que l'on y repense, les sacs étaient parfaitement pliés au départ de la visite !! Dingue, de voir ces petits boulots anodins qui, si l'on fait juste un peu attention, pulullent partout au Japon.

Maintenant, à l'assaut du château !!!

Le parcours emprunte un circuit bien rodé et heureusement car il y a beaucoup de monde. Le donjon centrale possède 5 étages, le rez-de-chaussée présente de vastes pièces entièrement boisées... Un chef d'oeuvre. Plus on monte et plus les pièces se réduisent, les escaliers aussi se réduisent... le dernier escalier est même déconseillé pour les personnes à mobilité réduite à moins qu'elles soient bien accompagnées... En effet, il est plutôt raide le bougre !! ;o)
La salle du seigneur, la plus haute du donjon qui doit faire environ 60m², possède un petit temple où les japonais y jettent quelques pièces et effectuent des prières, sans doute pour remercer l'esprit du seigneur de les avoir laissé accéder à la salle du trône sans s'être casser une jambe dans les raides escaliers !! ;o).

Une fois au sommet du donjon, des fenêtres étroites permettent de contempler un joli panorama sur les alentours du château et sur la ville d'Himeji elle-même. On comprend mieux l'intérêt de ce donjon avec cette vue, les seigneurs qui y habitaient pouvait voir de loin l'arrivée des méchants envahisseurs.



Nous ressortons du parc du château et faisons une petite pause dans un restaurant non loin de là, à une p'tite centaine de mtre l'ouest sur la rue Jnan-sen. Nous sommes accueillis avec un énorme sourire de bienvenu, on nous présente notre table et illico, une serveuse nous apporte 2 verres d'eau ultra-méga fraîche... ... C'est un principe de base et ce, dans tous les restaurant japonais que l'on a pu faire, être reçu avec un verre d'eau glacé un peu comme on est reçu dans les restaurants chinois en France par un p'tit verre de "kir lychee" ;o). Là nous commandons 2 Donburimono (à droite). Un Donburimono est un bol de riz large et profond dont la garniture est une omelette légèrement baveuse contenant des oignons frits. Le Donburimono peut être décliné dans de très nouvreuses variantes comme le Katsudon (à gauche) qui présente le Donburimono surmonté d'un Tonkatsu qui n'est autre qu'une côtelette de porc panée frite avec une omelette d'oignons frits.

Ce genre de plat se retrouve partout au Japon et à l'avantage de caler un estomac criant famine et de n'être pas cher du tout. Le menu qui nous est apporté présente une soupe mizo ainsi que des "cornichons" à la japonaise, des Tukemono. Les Tukemono sont en fait des légumes marinés dans du vinaigre avec du sel, du riz fermenté, du miso ou du saké.

Nous nous dirigeons vers Köko-en, un regroupement de 9 jardins de style Edo. L'inauguration de ces jardins fut célébré en 1992 lors de la célébration des 100 ans de la municipalité d'Himeji. Köko-en, se trouve en lieu et place du site historique Nishi-Oyashiki (résidence ouest du seigneur) ainsi que certaines maisons de grands samouraïs. La localisation exacte est vérifiée suite à 7 fouilles archéologiques.

Le nom du site est dérivé de Köko-do qui n'est autre que le nom de la 6ème école de province fondées en 1692 par le dernier seigneur d'Himeji, le seigneur Sakai.

Le premier jardin est celui du seigneur lui-même, le jardin Oyasiki-no-niwa (photo ci-contre). Il présente un grand étang où près de 250 carpes colorées nagent paisiblement. Nous avons de la chance, c'est pile poil l'heure du repas (photo ci-dessous).

Nous continuons à déambuler au travers des jardins, il n'y a pas grand monde et l'on peut par conséquent grandement apprécier chaque instant, chaque point de vue. La traversée des jardins Nagare-no-hira-niwa ("Jardin des étendues plates"), Natsuki-no-niwa ("Jardin des arbres d'été") et Matsu-no-niwa ("Jardin de pins") est purement magnifique et très reposante.

Nous remontons la rue principale Ötemae-döri afin de regagner la gare. Sur notre chemin, nous nous offrons une petite collation grâce aux nombreux distributeurs. Un p'tit café !! Cela fait longtemps que l'on en n'a pas pris. Le café n'est pas la boisson favorite des japonais mais il commence sérieusement à se répendre. Il devient très branché de boire un p'tit café. Et bien justement ce distributeur en propose... hum huuum perplexes, nous décidons quand même d'essayer.

On remarque que le distributeur présente deux gammes de produits : Une gamme chaude via une étiquette rouge, offrant surtout du café et ses variantes (café au lait, etc...) et une gamme fraîche via une étiquette bleue, offrant différents sodas et les sempiternels variantes de thé vert !!

Nous introduisons ¥120 (0.76€) et sélectionnons un café noir... bim, bam, boum la canette tombe. Et une chose incroyable... la canette est chaude... très chaude... limite trop chaude, on a du mal à la maintenir dans nos mains. Incroyable !! ;o) Bon, le café quand à lui ne casse pas des briques mais on s'y attendait, c'est un café de type "café soluble".

De retour à Kyoto, dans la gare principale, on continu notre périple en prenant le bus 57 qui nous amène près du quartier de Gion, plus précisément, nous nous arrêtons sur la Sanjo-dori à la station Karawamachi Sanjo. Là nous recherchons un petit restaurant où nous restaurer... ... et on tombe sur l'un des restaurants mentionné dans l'un de nos guides, le Musashi Sushi. Ce n'est pas le meilleur sushi-bar qui soit au Japon, mais il est très bon marché et quoi qu'il en soit... c'est notre tout premier !!! On nous installe à l'étage sur une petite table à côté du kaiten-zushi (le tapis roulant à sushis) où défile des paires de sushi, des maki, des futo-maki, bref un grand choix varié. La plupart des assiettes sont à ¥100 (0.60€), certaines sont légèrement plus chères et on les repère facilement de par leurs couleurs différentes.

Je me régalle, le kaiten-zushi est un bon moyen pour avoir rapidement différentes saveurs du Japon en bouche et sans se ruiner.

A pied, le ventre rempli, le sourire aux lèvres, on se retourne au Crossroads, notre sympathique maison d'hôte.

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