Le Japon


Jour 6
(mercredi 1 novembre)
Nara

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Aujourd'hui, nous allons sortir de Kyoto... nous allons prendre un shikansen pour Nara, à 1h légèrement au sud de Kyoto. Arrivés sur le parvis de la gare centrale, nous rencontrons deux maiko (apprenties geisha) qui distribuent des paquets de mouchoirs en papier. Beaucoups de japonais se font prendre en photo auprès des charmantes demoiselles, il y a comme un grand respect vis à vis de la tradition et de l'implication que prennent les jeunes japonaises.

Nous nous retrouvons dans le train... Toujours estomaqué par le confort de ces voitures. Les sièges sont spacieux, tout est propre... enfin je crois vous l'avoir déjà dit... je risque de me répéter encore et encore car c'est trop top.

Nous voilà maintenant à la gare de Nara après seulement 58 minutes de trajet. La ville semble calme en ce mercredi. Nous descendons la rue Sanjo Dori en direction de l'étang de Sarusawaro-ike (repère sur la carte). Une salle de jeux attire nos regards avec ses couleurs flashies et sa musique tonitruante. Juste à l'entrée, nous voyons un jeune japonais s'exercer à la "batterie". Le jeu semble être sur les bases du jeu "Guitar Hero" à la différence près qu'en lieu et place d'une guitare, le joueur possède deux batons et un énorme tambour. Au départ, nous pensons regarder un jeune débutant, en effet, le rythme n'est pas très soutenu... nous envisageons même de prendre sa succession lorsque tout d'un coup... ... le rythme s'est emballé !! Et là... Tout jeune qu'il était, il s'exerçait avec une telle vélocité sans générer la moindre erreur, bref le p'tit père nous a tout simplement époustouflé !! On s'est rabattu sur une p'tite machine à boules ;o).

Un peu plus loin, toujours sur Sanjo Dori, deux artisans mettent leurs talents dans la confection de friandises et plus particulièrement des Yomogi mochi, une friandise très appréciée des japonais... mais en ce qui nous concerne, cela nous fait penser au Warabi mochi que l'on a mangé lors de notre troisième jour sur le sentier des philosophes, du coup, on préfère s'abstenir.


Tout au bout de la rue Sanjo Dori, se trouve le parc de Nara. Le parc est très connu pour la présence de centaines de daims en liberté et relativement familier. C'est pourquoi le parc est dénommé le "parc aux daims". A son entrée, nous voyons plusieurs étales présentant ce que l'on pourrait appeler par chez nous : des produits locaux !! Bien entendu, pour nous, tous les produits sont extraordinairement inconnus et nous nous attardons devant chaque stand. Un stand présente des Bento, hop hop nous sautons sur l'occasion pour en acheter et décidons d'aller un peu plus loin dans le parc pour les manger.

Alors que nous nous préparions à déguster nos Bento sur une table en bois... Une mamie se penche vers nous et nous fait signe en direction d'un daim. Bon touriste que nous sommes, nous lui sourions en essayant de la remercier de nous montrer les daims... Et là... bah j'vois bien que c'est pas tout à fait ce qu'elle tente de nous dire... se rapprochant de nous elle tend son doigt en nous désignant 1°) notre Bento, 2°) le daim et 3°) sa bouche !!?!??! Ok elle semble nous alerter sur le fait que les daims sont si familier qu'il peuvent venir manger dans notre main... ... Mais en fait, c'est pire !!! Les daims se tapent royalement l'incruste, sans gêne, sans crainte !!! A un point où nous nous sommes fait manger le carton d'emballage de nos Bento !! Si si c'est possible !! Donc sachez-le, le daim est un cervidé qui mange TOUT et à Nara, il ne craint pas l'homme !!! Cela fait froid dans le dos et cela mériterait que des réalisateurs de séries B viennent faire un tour par ici afin de nous concocter : "L'Attaque du Daim en 3D" ;o).


Au nord du parc se trouve le temple Tōdai-ji. Ce temple est mondialement connu pour son Daibutsu, statue en bronze du Bouddha de 16,2 mètres de haut, la plus grande statue en bronze du monde. Il faut franchir une première porte, la porte Nandai-mon (repère sur la carte) présentant à gauche et à droite, deux gardiens Nio menaçants (photos ci-dessus).

Nous arrivons devant le Daibutsu-den (repère sur la carte), le bâtiment principal du temple Tōdai-ji. A croire que tout Nara s'est donné rendez-vous ici, il y a en effet beaucoup de monde. Encore une fois, il y a plein d'écoliers. Les japonais mettent un point d'honneur à visiter leur pays, leurs monuments et transmettre leur passé et leur croyance à la jeune génération.

Juste à l'entrée se trouve Kōmokuten et Tamonten, deux des quatre rois célestes appelés Shitennō, protecteurs de la loi divine. Kōmokuten avait pour charge de protéger le flanc ouest des forces maléfiques et ce par l'esprit. Quant à Tamonten, il représente la divinité qui protège le nord, on dit de lui qu'il est le plus puissant des 4 rois célestes et le plus riche. L'intérieur du temple est tout simplement stupéfiant, le temple est entièrement construit en bois et les poutres intérieures se chevauchent sur une hauteur vertigineuse ce qui en fait la construction en bois la plus grande du monde.

Un pilier présente à sa base un trou le traversant de part en part. Devant, une file d'attente de personnes attendant de passer dans ce trou nous rend quelque peu perplexe. Après prise de renseignement, il s'avère que ce trou à une histoire où tout du moins une légende, celle de transmettre une longue vie à toute personne traversant le trou. Et c'est avec un certain plaisir que nous regardons, petits et grands, essayer de traverser ce trou qui selon ses mesures fait la taille exacte d'une narine du Daibutsu. Selon une autre légende, plus contemporaine celle-là, au moins un visiteur par an reste coincé dans le trou en sous estimant sa corpulence !! ;o)


Nous revenons paisiblement vers Kyoto après la très belle visite de Nara. En arrivant à la gare principale, la nuit est déjà présente. L'atmosphère à cette heure tardive dans la gare de Kyoto est totalement différente. On se plait à déambuler dans les différents niveaux de la gare. On passe du rez-de-chaussée avec un espace démesuré sous plafond à une petite passerelle au dernier niveau directement sous le toit. La gare présente aussi de belles terrasses où l'on peut bénéficier de vues sur la ville. Une petite terrasse à l'ouest du bâtiment est, semble-t-il, dédié aux jeunes couples amoureux... sans doute à cause de son faible éclairage ;o). Les décors de Noël avancent bien, le sapin principal est maintenant terminé.

On décide de rentrer dans un restaurant au cinquième étage présentant des tables avec plaques chauffantes intégrées. Il s'avère que ce restaurant sert des Okonomiyaki !! Hooooo punaise !!! Que c'est boooon !!! Les Okonomiyaki sont des sortes de galettes ou plutôt des omelettes revenues sur une plaque chauffante. Littéralement, le mot est composé de okonomi "ce que vous aimez", "ce que vous voulez" et de yaki "grillé". Cela veut tout dire. L'aspect selon moi, déroge quelque peu avec la culture de l'art culinaire japonais, le Washoku. Les principes du Washoku décrivent comment réussir à cuisiner des plats avec un équilibre nutritionnel et une harmonie esthétique pour les repas. Les cinq principes sont les suivants : cinq couleurs, cinq goûts, cinq préparations, cinq sens et cinq perspectives. Je dirai que le Okonomiyaki réunit le tout en un seul plat ;o) .

Après cet excellent repas, cette journée à Nara, nous rentrons au Crossroads fatigués mais avec le sourire aux lèvres... Vivement demain !!!


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